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Ce site a été mis à jour le 14 mars 2017

Information et prescription systématiques de la contraception d’urgence lors des consultations pour contraception

La Société Française de Gynécologie CONSEILLE…

Malgré une large couverture contraceptive en France (1), une grossesse sur 3 n’est pas prévue, ce qui constitue une préoccupation de Santé Publique.

* Or deux tiers des grossesses non prévues sont des échecs de contraception (absence ou erreur d’utilisation, échec de la méthode) (1)

* L’efficacité de la contraception dans la réalité quotidienne (à l’exception des méthodes contraceptives réversibles de longue durée et de la contraception permanente/stérilisation), dans la réalité quotidienne, est inférieure à celle attendue, en raison notamment des difficultés d’observance et/ou des périodes de transition contraceptive (3,4)

* Il existe des méthodes contraceptives de rattrapage (CU) en cas de rapport non protégé qui ont fait la preuve de leur efficacité (5,6)

* La méconnaissance du risque de grossesse (5) comme de l’existence même de la contraception d’urgence est la principale raison du non-recours des femmes à cette méthode (7)

* Les données de la littérature, les recommandations de société savantes et d’institutions (8,9,10,11) incitent à préconiser la délivrance à l’avance de la contraception d’urgence, ce qui permettrait, à l’échelle individuelle, d’utiliser plus rapidement cette méthode contraceptive de rattrapage, et minimiserait ainsi le risque d’une grossesse imprévue (6). Cependant un échec de cette méthode est toujours possible, d’où la nécessité d’une information précise et complète de la femme ou du couple.

La SFG recommande aux prescripteurs

* d'informer systématiquement la consultante, lors de la prescription d'une contraception classique, (initiation ou renouvellement) sur les possibilités de rattrapage (et leurs limites) en cas de rapport non protégé.

* et de lui remettre dans le même temps une prescription de contraception d'urgence afin de lui permettre de l'utiliser le plus tôt possible en cas de rapport non protégé

 

REFERENCES Niveaux de preuve
(1) Bajos et al. Human Reprod 2003 ;18 :994-999 (2)
(2) Bajos et al. Population et Sociétés,2004 (pas de niveau de preuve)
(3) Trussel J. Contraception 2011 ;83 :397-404 (4)
(4) ANAES, Décembre 2004 (pas de niveau de preuve)

(5) Cheng L et al. Interventions for emergency 
Contraception.Cochrane Database of Systematic
Reviews2008, Issue2.Art.No.:CD001324.
DOI: 10.1002/14651858.CD001324.pub3

(1)
(6) Glasier et al. Ulipristal acetate versus levonorgestrel
for emergency contraception: a randomized
non-inferiority trial and meta-analysis:
Lancet 2010 ; 375 :555-62
(1)
(7)Moreau C et al. Contraception 2005 ;71 :202-7 (4)
(8)Directives cliniques de la Société des Obstétriciens
et Gynécologues du Canada (SOGC) Août 2003
(avis d’experts)
(9)Faculty of Sexual & Reproductive Healthcare
Clinical Guidance. Emergency contraception.
August 2011.ISSN 1755-103X
(avis d’experts)
(10)Organisation Mondiale de la Santé.
Aide-mémoire sur l’innocuité des pilules au
lévonorgestrel-seul en contraception d’urgence
(LNG-PCU). WHO/RHR/HRP/10.06, 2010.
(avis d’experts)
(11)IGAS Rapport RM2009-104A Octobre 2009 (avis d’experts)
(12)Polis CB et al. Cochrane Database of Systematic
Reviews2007
, Issue2.N°:CD005497
(grade C)
 
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